Tracts en cours d'écriture (07/07/09) de...

Marc Jutier, Jean Jegu, AJ Holbecq, Alain Vidal Mothes, Denis Gauci, Brieuc Le Fèvre, Bruno Lemaire, Michel Portal...


Tract initial Marc Jutier

Qu’est ce que la monnaie ? Qui doit créer la monnaie ?

Celui qui contrôle l'argent de la nation contrôle la nation. Je crois que les institutions bancaires sont plus dangereuses pour nos libertés qu’une armée debout. Thomas Jefferson, troisième président des USA de 1801 à 1809. L’histoire relate que les banquiers ont utilisé toutes sortes d’abus, intrigues, supercheries et violences possibles pour obtenir le contrôle des gouvernements en contrôlant l’argent et son émission. James Madison, quatrième président des USA de 1809 à 1817. Quand l’argent d’un gouvernement dépend des banques, ce sont elles et non les chefs du gouvernement qui contrôlent la situation. Napoleon Bonaparte. Si les gens de cette nation comprenaient notre système bancaire et monétaire, je crois qu’il y aurait une révolution avant demain matin. Henry Ford.

L'iniquité, l'injustice, la pauvreté, la corruption et la dévastation de l'environnement naturel et social ont pour origine une cupidité soigneusement camouflée : la création monétaire. L’histoire du capitalisme et son succès est, évidemment, lié à une invention, ou plutôt à une mystification : l’argent dette. Une gigantesque escroquerie monétaire met en difficulté les finances des états et diminue gravement le niveau de vie des citoyens. Nous sommes trahis par nos experts, économistes et universitaires qui s’accommodent d’un système complexe et obscur aux finalités inavouables. On constate tout d’abord que si la monnaie existe, c’est parce que des humains l’ont créée ! La fonction de créer la monnaie s’appelle la création monétaire, c’est le terme consacré. Un simple jeu d’écriture suffit à créer la monnaie. Posons nous maintenant une question laissée dans l’ombre, mais fondamentale pour toute société humaine : Qui doit créer la monnaie ? Si la monnaie est créée par un organisme public comme la banque de France ou la BCE, la monnaie est propriété publique, la société civile est bénéficiaire directe de l’émission, ce qui est justifié puisque c’est elle qui est à l’origine de toutes les richesses disponibles sur le marché. Si la monnaie est créée par un organisme privé comme une banque commerciale, la monnaie devient propriété des actionnaires, elle est alors prêtée à la société civile qui verse en retour des intérêts considérables aux actionnaires. Comme un défi au bon sens et à la faveur de l’obscurantisme ambiant, c’est ce dernier scénario qui nous est imposé. Pour en finir avec l’escroquerie monétaire il faudrait rendre sa fonction d’émetteur à la banque de France. En abandonnant leur droit de produire la monnaie, les peuples se sont asservis aux banques. L’heure n’est plus de constater et de déplorer, mais de comprendre et d’agir.

La plupart des gens s'imaginent que notre monnaie est créée par le gouvernement. Ce n'est pas le cas. Certes, l'État imprime la monnaie, il est donc, officiellement et techniquement, le créateur de la monnaie ou monnaie primaire. Cela dit, les banques en prêtant de l'argent "scriptural" sont les créateurs, de fait, des 95 % de la masse monétaire en circulation. La monnaie scripturale est en fait gagée sur la monnaie fiduciaire ou monnaie primaire émise par les banques centrales, comme la monnaie papier était gagée sur l’or. Un processus de prêt entre banques permet la création ex-nihilo de la monnaie scripturale. En fait c’est une escroquerie à 2 étages. D’autant plus que la monnaie primaire n’est même plus gagée sur l’or depuis 1971, ou plutôt sur le $ US qui était gagé sur l’or (Bretton-woods, 1944).

Notre monnaie nous est donc prêtée par des cartels bancaires privés. Le pouvoir politique a, au cours des siècles, remis aux banques son devoir de créer l'argent de la nation. Rothschild disait : « si vous permettiez aux banquiers d'émettre l'argent d'une nation, ils ne se soucieraient pas des lois. ». Une élite bancaire internationale détient le pouvoir suprême de création monétaire. Cela lui donne le contrôle - au moyen de l'argent-crédit - des destinées des nations et de l'économie mondiale. En fait, tous nos problèmes viennent de là. C'est parce que l'argent est prêté avec intérêt et avec pour seul objectif de faire des profits que nous observons l'absurdité d'investissement dans des technologies "gadget" alors que des besoins de base ne sont pas satisfaits. Le contrôle de la masse monétaire en circulation et donc la création des crédits nécessaires aux activités bénéfiques est le droit régalien du pouvoir politique issu du débat démocratique. La capacité de battre monnaie sur un territoire et donc la création de la confiance dans l'échange marchand est le premier devoir de tout gouvernement souverain. Pourquoi le gouvernement devrait-il payer de l'intérêt à un système bancaire privé pour l'usage de sa propre monnaie qu'il peut émettre lui-même sans intérêt et sans dette ? Citons Eric Dillies : « Pour reprendre une métaphore chère aux Anciens, la monnaie est à l'économie ce que le sang est au corps humain; s'il en manque, c'est l'anémie, s'il y en a trop, c'est la congestion mais il ne viendrait à l'idée de personne d'emprunter son propre sang. Alors, il revient à l'État, pour le service du bien commun, d'assurer l'offre à la demande de monnaie pour qu'enfin l'économie soit au service de l'homme ».

Le fait que le gouvernement ait abandonné cette fonction aux banques privées est une trahison abominable. L’escroquerie, la mystification bancaire repose bien sur ce secret de polichinelle, la monnaie fiduciaire n’a aucune réalité autre que la confiance que l’on a en l’émetteur. Le scandale, évidemment, c’est de payer un loyer (un intérêt) sur cette monnaie qui est créé ex-nihilo. C’est de cette logique de rendement de l’argent prêté que tous nos problèmes découlent. L'intérêt sur l'argent, c'est le plus sûr moyen d'appauvrir les citoyens et la planète entière, mais les "pros" de la finance n'en ont cure puisque c'est leur gagne pain. Lorsque l'on détruit des denrées agricoles pour garder le prix à un prix surfait, cela ne profite ni aux producteurs ni aux consommateurs mais uniquement aux spéculateurs. Quand tout va trop bien, on organise une bonne guerre pour tout détruire et ensuite on prête de l'argent afin de tout reconstruire. Le problème, c'est que l'on est persuadé que cela a toujours été ainsi, que ce sera toujours ainsi et que cela ne peut pas changer. Bien évidemment, c'est faux, il nous suffit simplement de nous mettre d'accord afin d'établir de nouvelles règles du jeu.


Toute l'information sur l'escroquerie de la création monétaire et les propositions de remplacement sont sur :
bankster.tv ; fauxmonnayeurs.org ; alterseco.org ; http://monnaie.wikispaces.com ; societal.org ;
Tous ces sites et bien d'autre sont référencé sur la page monnaie du blog :
http://marcjutier.over-blog.fr (...over-blog.fr/pages/Monnaie-1444994.html)


Ce texte est disponible au format pdf, pour impression ou pour faire circuler sur le net à l’adresse : ???





Proposition J.J.

Qu’est ce que la monnaie ? Qui doit créer la monnaie ?

Celui qui contrôle l'argent de la nation contrôle la nation. Je crois que les institutions bancaires sont plus dangereuses pour nos libertés qu’une armée debout. Thomas Jefferson, troisième président des USA de 1801 à 1809. L’histoire relate que les banquiers ont utilisé toutes sortes d’abus, intrigues, supercheries et violences possibles pour obtenir le contrôle des gouvernements en contrôlant l’argent et son émission. James Madison, quatrième président des USA de 1809 à 1817. Quand l’argent d’un gouvernement dépend des banques, ce sont elles et non les chefs du gouvernement qui contrôlent la situation. Napoleon Bonaparte. Si les gens de cette nation comprenaient notre système bancaire et monétaire, je crois qu’il y aurait une révolution avant demain matin. Henry Ford.

L'iniquité, l'injustice, la pauvreté, la corruption et la dévastation de l'environnement naturel et social ont pour origine une fraude soigneusement camouflée : la création monétaire. L’histoire du capitalisme et son succès est lié à une invention, ou plutôt à une mystification : l’argent dette. Une gigantesque escroquerie monétaire met en difficulté les finances des états et diminue gravement le niveau de vie des citoyens. Qu’ils en soient conscients ou non, dans les faits nous sommes trahis par nos experts, économistes et universitaires qui s’accommodent d’un système complexe et obscur aux finalités inavouables. On constate tout d’abord que si la monnaie existe, c’est parce que des humains l’ont créée ! La fonction de créer la monnaie s’appelle l’émission monétaire ou encore la création monétaire. Aujourd’hui, un simple jeu d’écriture suffit à créer la monnaie. Posons nous maintenant une question laissée dans l’ombre, mais fondamentale pour toute société humaine : Qui doit créer la monnaie ? Si la monnaie, toute la monnaie, est créée par un organisme public comme la banque de France ou la BCE, la monnaie est propriété publique, la société civile est bénéficiaire directe de l’émission, ce qui est justifié puisque c’est elle qui est à l’origine de toutes les richesses disponibles sur le marché. Si la monnaie est créée par un organisme privé comme une banque commerciale, la monnaie devient propriété des actionnaires, elle est alors prêtée à la société civile qui verse en retour des intérêts considérables aux actionnaires. Comme un défi au bon sens et à la faveur de l’obscurantisme ambiant, c’est ce dernier scénario qui nous est imposé. Pour en finir avec l’arnaque monétaire il faudrait rendre sa fonction d’émetteur à la banque de France. En abandonnant leur droit de produire la monnaie, les peuples se sont asservis aux banques. L’heure n’est plus de constater et de déplorer, mais de comprendre et d’agir.

La plupart des gens s'imaginent que notre monnaie est créée par le gouvernement. Ce n'est pas le cas. Certes, l'État imprime des billets et frappe des pièces. On peut donc penser qu’il est officiellement et techniquement, le créateur de la monnaie du moins de la monnaie fiduciaireEt pourtant, les banques en prêtant de l'argent "scriptural" sont les créateurs, de fait, des 95 % de la masse monétaire en circulation. La monnaie scripturale est en fait gagée sur la monnaie fiduciaire ou monnaie primaire émise non par les états mais par les banques centrales, comme la monnaie papier était gagée sur l’or. Le processus de prêt des banques aux agents économiques ( particuliers, entreprises et Etat !) permet la création ex-nihilo de la monnaie scripturale. En fait c’est une escroquerie à 2 étages : d’une part la monnaie en usage dans l’économie n’est pas, pour l’essentiel, une monnaie véritable c’est à dire de la monnaie de base, mais un ensemble de promesses de monnaie constitué par l’ensemble des crédits bancaires, d’autre part la monnaie de base elle-même n’a d’autre garantie que l’engagement à payer d’emprunteurs solvables vis-à-vis des banques, généralement les états qui ne peuvent néanmoins se financer que par l’intermédiaire des banques.

Notre monnaie nous est donc prêtée par des cartels bancaires privés. Le pouvoir politique a, au cours des siècles, remis aux banques son devoir de créer l'argent de la nation. Rothschild disait : « si vous permettiez aux banquiers d'émettre l'argent d'une nation, ils ne se soucieraient pas des lois. ». Une élite bancaire détient le pouvoir suprême de création monétaire. Cela lui donne de fait le contrôle - au moyen de l'argent-crédit - des destinées des nations et de l'économie mondiale. Tous nos problèmes viennent de là. C'est parce que l'argent est prêté avec intérêt et avec pour seul objectif de faire des profits que nous observons l'absurdité d'investissement dans des technologies "gadget" alors que des besoins de base ne sont pas satisfaits. Le contrôle de la masse monétaire en circulation et donc la création des crédits nécessaires aux activités bénéfiques relève normalement du droit régalien du pouvoir politique issu du débat démocratique. La capacité de battre monnaie sur un territoire et donc la création de la confiance dans l'échange marchand est le premier devoir de tout gouvernement souverain. Pourquoi le gouvernement devrait-il payer de l'intérêt à un système bancaire privé pour l'usage de sa propre monnaie qu'il peut émettre lui-même sans intérêt et sans dette ? Citons Eric Dillies : « Pour reprendre une métaphore chère aux Anciens, la monnaie est à l'économie ce que le sang est au corps humain; s'il en manque, c'est l'anémie, s'il y en a trop, c'est la congestion mais il ne viendrait à l'idée de personne d'emprunter son propre sang. Alors, il revient à l'État, pour le service du bien commun, d'assurer l'offre à la demande de monnaie pour qu'enfin l'économie soit au service de l'homme ».

Le fait que le gouvernement ait abandonné cette fonction aux banques privées est une situation abominable. La mystification bancaire repose sur un secret de polichinelle : la monnaie n’a aucune réalité autre que la confiance que l’on a en l’émetteur ; or l’émetteur et bénéficiaire en est le système bancaire et non pas, comme beaucoup le croit à tort, l’ Etat. Le scandale, n’est pas de payer un loyer (un intérêt) sur cette monnaie qui est créée ex-nihilo mais de ne pas le payer à la collectivité qui seule devrait l’émettre car elle est seule capable de la garantir.


Toute l'information sur la création monétaire actuelle et les propositions de remplacement sont sur :
http://www.bankster.tv ; http://www.fauxmonnayeurs.org ; http://www.alterseco.org ; http:monnaie.wikispaces.com ; http://wiki.societal.org ;
Tous ces sites et bien d'autre sont référencé sur la page monnaie du blog :
http://marcjutier.over-blog.fr (...over-blog.fr/pages/Monnaie-1444994.html)




Proposition AJH

Qu’est ce que la monnaie ? Qui doit créer la monnaie ?

Celui qui contrôle l'argent de la nation contrôle la nation. Je crois que les institutions bancaires sont plus dangereuses pour nos libertés qu’une armée debout.
Thomas Jefferson, troisième président des USA de 1801 à 1809. L’histoire relate que les banquiers ont utilisé toutes sortes d’abus, intrigues, supercheries et violences possibles pour obtenir le contrôle des gouvernements en contrôlant l’argent et son émission. James Madison, quatrième président des USA de 1809 à 1817. Quand l’argent d’un gouvernement dépend des banques, ce sont elles et non les chefs du gouvernement qui contrôlent la situation. Napoléon Bonaparte. Si les gens de cette nation comprenaient notre système bancaire et monétaire, je crois qu’il y aurait une révolution avant demain matin. Henry Ford.

L'iniquité, l'injustice, la pauvreté, la corruption et la dévastation de l'environnement naturel et social ont pour origine un système peu connu : la création monétaire. L’histoire du capitalisme et son succès est évidemment lié à une invention des orfèvres-banquiers de Londres et Amsterdam datant des années 1660, ou plutôt à une mystification ; celle de prêter plus que les dépôts des valeurs précieuses qu’ils avaient dans leurs coffres, en pariant que tous les déposants ne viendront pas simultanément réclamer ces valeurs. Ce gigantesque transfert monétaire met en difficulté les finances des États et diminue gravement le niveau de vie des citoyens. Nous sommes trahis par nos politiques, experts, économistes et universitaires qui, pour la pluspart, s’accommodent de ce système complexe et obscur. De nos jours, un simple jeu d’écriture suffit à créer la monnaie : le banquier porte la reconnaissance de dette à l’actif de son bilan et dans le même temps le montant sous forme de monnaie scripturale au compte de l’emprunteur.

Posons nous maintenant une question laissée dans l’ombre, mais fondamentale pour toute société humaine : Qui doit créer la monnaie ? La plupart des gens s'imaginent que notre monnaie est créée par le gouvernement ou par la Banque Centrale. Ce n'est pas le cas : en abandonnant leur droit de produire la monnaie, les peuples se sont asservis aux banques. L’heure n’est plus de constater et de déplorer, mais de comprendre et d’agir.
. Si la monnaie était créée par un organisme public comme la Banque de France ou la Banque Centrale Européenne, la monnaie serait propriété publique, la société civile serait bénéficiaire directe de l’émission et d’éventuels intérêts, ce qui est justifié puisque c’est elle qui est à l’origine de toutes les richesses disponibles sur le marché. Or 95 % de la monnaie est créée par des organismes privés (les banques commerciales) sous forme de dette. Ainsi la monnaie devient propriété privée, elle est alors prêtée à la société civile qui verse en retour des intérêts considérables. Comme un défi au bon sens et à la faveur de l’obscurantisme ambiant, c’est ce scénario qui nous est imposé. Pour en finir avec l’escroquerie de la création monétaire il faut rendre sa fonction d’unique émetteur à la Banque Centrale.

Rothschild disait :
« si vous permettiez aux banquiers d'émettre l'argent d'une nation, ils ne se soucieraient pas des lois. ». Une élite bancaire internationale détient le pouvoir suprême de création monétaire. Cela lui donne le contrôle - au moyen de l'argent-crédit - des destinées des nations et de l'économie mondiale. En fait, tous nos problèmes viennent de là. C'est parce que l'argent est prêté avec intérêt et avec pour seul objectif de faire des profits que nous observons l'absurdité d'investissement dans des technologies "gadget" alors que des besoins de base ne sont pas satisfaits. Le contrôle de la masse monétaire en circulation et donc la création des crédits nécessaires aux activités bénéfiques est le droit régalien du pouvoir politique issu du débat démocratique. La capacité de battre monnaie sur un territoire et donc la création de la confiance dans l'échange marchand est le premier devoir de tout gouvernement souverain. Pourquoi le gouvernement devrait-il payer de l'intérêt à un système bancaire privé pour l'usage de sa propre monnaie qu'il peut émettre lui-même sans intérêt et sans dette ? La monnaie est à l'économie ce que le sang est au corps humain; s'il en manque, c'est l'anémie, s'il y en a trop, c'est la congestion mais il ne viendrait à l'idée de personne d'emprunter son propre sang. Alors, il revient à l'État, pour le service du bien commun, d'assurer l'offre à la demande de monnaie pour qu'enfin l'économie soit au service de l'homme.

Le fait que le gouvernement ait abandonné progressivement toute cette fonction aux banques privées est une trahison abominable. L’escroquerie, la mystification bancaire repose bien sur ce secret de polichinelle, la monnaie n’a aucune réalité autre que la confiance que l’on a en l’émetteur. Le scandale, évidemment, c’est de payer un loyer (un intérêt) sur cette monnaie qui est créée ex-nihilo. C’est de cette logique de rendement de l’argent prêté que tous nos problèmes découlent. L'intérêt demandé sur l'argent au moment de sa création, est le plus sûr moyen d'appauvrir les citoyens et la planète entière, mais les "pros" de la finance n'en ont cure puisque c'est leur gagne pain. Lorsque l'on détruit des denrées agricoles pour garder le prix à un prix surfait, cela ne profite ni aux producteurs ni aux consommateurs mais uniquement aux spéculateurs. Quand tout va trop bien, on organise une « bonne » guerre pour tout détruire et ensuite on prête de l'argent afin de tout reconstruire. Le problème, c'est que l'on est persuadé que cela a toujours été ainsi, que ce sera toujours ainsi et que cela ne peut pas changer. Bien évidemment, c'est faux, il nous suffit simplement de nous mettre d'accord afin d'établir de nouvelles règles du jeu.


Car, si une collectivité a un besoin, la volonté de le satisfaire, les moyens techniques et énergétiques, un excès de main d’œuvre et le savoir-faire, pourquoi ne pourrait-elle réaliser ce besoin par faute de financement ? D’une part parce que la monnaie reste conçue comme une réalité matérielle (précieuse) de quantité finie donc rare et épuisable, alors qu’elle ne l’est plus puisqu’elle est dématérialisée, et d’autre part parce que l’obligation d’emprunter augmente considérablement tous les coûts. Savez-vous que depuis 1973, pour satisfaire nos besoins de développement, l’État et les collectivités ont du emprunter, et que notre dette collective est maintenant de près de 1400 milliards d’euros, alors que nous avons payé au privé, depuis cette période, un peu plus de 1300 milliards d’euros au titre des seuls intérêts ! ====


Toute l'information sur l'escroquerie de la création monétaire et les propositions de remplacement sont sur :
bankster.tv ; fauxmonnayeurs.org ; alterseco.org ; monnaie.wikispaces.com ; wiki.societal.org ;
Tous ces sites et bien d'autre sont référencé sur la page monnaie du blog :
http://marcjutier.over-blog.fr (...over-blog.fr/pages/Monnaie-1444994.html)


Ce texte est disponible au format pdf, pour impression ou pour faire circuler sur le net à l’adresse : ???






proposition Alain Vidal:

De l’or à l’ordinateur,
de la monnaie métallique à la monnaie électronique, l’argent est devenu gratuit
Exigeons un service bancaire public
émettant une monnaie propre non polluée par des intérêts



Autrefois, chaque emprunt bancaire de monnaie papier correspondait à une quantité équivalente d’or achetée par les clients.
Ces derniers préféraient les laisser à l’abri dans un coffre en location à la banque. Pour ce service de gardiennage, les banquiers exigeaient un loyer appelés intérêt.
Aujourd’hui, les réserves d’or des banques centrales ne sont plus que de 1 % de la valeur des biens et services circulant sur la planète en une année !

La monnaie électronique créées par les banques privées assure 92% des échanges commerciaux.
Sans elle, nos échanges seraient très difficiles. C’est pour cette raison que la monnaie n’est plus légalement convertible en or. Malgré tout, les banquiers exigent encore des intérêts. Ce faux monnayage provoque des crises mondiales d’endettement. Endettés, les Etats réduisent les services publics, les entreprises font faillite. Maurice Allais, prix Nobel d’économie dénonce cette pratique, un privilège ac cordé par les rois en échange de facilités ac cordées par les banquiers :
« Par essence, la création monétaire ex nihilo que pratiquent les banques est semblable, je n'hésite pas à le dire pour que les gens comprennent bien ce qui est en jeu ici, à la fabrication de monnaie par des faux-monnayeurs, si justement réprimée par la loi. Concrètement elle aboutit aux mêmes résultats. La seule différence est que ceux qui en profitent sont différents.»

Les banquiers doivent revenir au rôle d’arbitre réglementant les échanges entre acheteurs et vendeurs. Aujourd’hui, supports et transports virtuels rendent gratuits la monnaie dématérialisée. Or et papier deviennent inutiles. Il faut reconnaître cette réalité, comme l’a été la centralité de la Terre. On crée l’argent électronique comme on crée un courrier électronique, sur ordinateur, l’envoi se faisant par internet. Pourquoi payer des intérêts sur la monnaie électronique, alors qu’on on ne met pas de timbre sur un courrier électronique ?
Les billets en papier, les pièces en métal vulgaire ne représentent que 8% de la monnaie en circulation. Les intérêts, un péage illégitime sur les échanges, éliminent massivement les petits producteurs. Les banquiers facilitent les crédits pour des gadgets ou des armes très rentables pour les gros actionnaires. Des petites productions non rentables financièrement, mais vitales pour les populations, disparaissent par refus de crédit bancaire.

Que nous empruntions ou non, tous nous payons un tribut inique aux banques. Pourquoi ?
En moyenne, 33% d’un prix payé par le consommateur correspond aux intérêts répercutés par les investisseurs. Nous travaillons, le tiers de notre temps pour des lignes d’écritures sur ordinateur.
Ce qui coûte cher, ce n’est pas la monnaie, c’est le temps perdu à travailler gratuitement pour les intérêts. D’un côté, on doit travailler pour payer les intérêts, de l’autre, les machines nous libèrent du travail. Cela provoque une crise des profits bancaires que les banquiers maquillent en une soi disante pénurie de crédit. Résultat, par déficit de prêts, les faillites et le chômage s’étendent, et les banquiers réorientent les productions dans le sens de leurs intérêts. C’est ce qu’on appelle la crise…
Cette contradiction exige l'abolition des intérêts sur l'argent.

Pareils à des fonctionnaires interdits d’enrichissement personnel, les banquiers devraient servir l’intérêt général avec une monnaie créée en fonction de la production des biens et des services.
Ils ne seraient plus payés en fonction d’un pourcentage pris sur les richesses produites en dehors des banques. Ils seraient payés en fonction de leur travail : création monétaire, ouverture et suivi des dossiers, comme le sont les inspecteurs des impôts, par exemple qui, cependant, manipulent énormément d’argent.
Aux USA, de 1861 à 1865, Lincoln fit chuter la pauvreté en imposant la monnaie sans intérêts. Libérées du poids des intérêts (la dette), des régions sortiront de la misère, des productions locales renaîtront. L’endettement des particuliers, des entreprises et des Etats disparaîtrait. Les services publics se développeraient en fonction du remplacement des hommes par les machines.
Une monnaie propre est une monnaie non contaminée par des intérêts bancaires privés dévoreurs d’hommes et de planète. Avec un service bancaire public émettant une monnaie non polluée par un loyer de l’argent (qui relève d’une croyance fausse)…on pourrait enfin commencer à construire une économie respectueuse des êtres humains et de la planète.
Proposition de tract, Alain Vidal

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Texte de Denis Gauci
Urgence : réorienter les flux monétaires


Non, la crise n’est pas comparable à un phénomène météorologique qui nous viendrait de l’extérieur et dont nous ne serions pas responsables. Elle est la conséquence des fautes commises par nos élites politiques et financières. Des fautes…comme celle qui consiste à ne pas accompagner la croissance de la production par une croissance monétaire de la banque centrale (ou Institut d’émission). Des fautes...comme celle qui consiste à laisser les banques privées devenir créatrices de monnaie pour alimenter des crédits à haut rendement.
Tout se passe comme si ces mêmes élites disaient à la nation : « Vous avez bien travaillé, empruntez maintenant ».
Le flux monétaire parfaitement justifié qui existait depuis la Banque de France vers la nation, n’existe plus depuis la loi n&deg 73-7 du 3 janvier 1973 art.25. Ce principe a été régulièrement réaffirmé et renforcé au niveau de la France puis de l’Europe (loi n&deg 93-980 du 4 août 1993-art.35 ; art. 104 du traité de Maastricht ; art. 123 du traité de Lisbonne). C’est dans le monde entier que pour pallier cette carence, les nations s’endettent auprès des banques. Le versement des intérêts constitue un flux monétaire allant des nations vers les banques privées et ce flux qui s’accroît sans limites jusqu’à l’insupportable nous conduit à la crise. En somme, les nations, au lieu d’être payées pour leur production, doivent payer pour avoir le droit d’utiliser leurs monnaies.
Nous sommes dans un monde déboussolé.
Heureusement, depuis des décennies quelques esprits lucides ont contesté la suprématie des banques (Irving Fisher, Maurice Allais, Robertson). Aujourd’hui, malgré le silence déconcertant de nos politiques et de nos médias, quelques groupes de réflexion s’emploient à réclamer le changement de la règle du jeu, seule solution pour sauver la situation. Mais ils ne pourront être entendus qu’avec un large appui des citoyens.

Denis Gauci
Association pour les Droits Economiques et Démocratiques
BP 83 – 93891 Livry-Gargan
__droitsecodem@orange.fr__
__http://assoc.pagespro- orange.fr/aded/__

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Proposition de Brieuc Le Fèvre (éditée par moi-même le 08/07/09)


Madame, Monsieur, chers amis,

Si nous nous adressons aujourd'hui à vous, malgré peut-être votre souhait de ne pas recevoir de démarches de type "publicitaire", c'est en vertu de la gravité de la situation économique, et des fausses vérités qui conditionnent notre action quotidienne à tous. Nous vous adressons ce message simplement, d'Etre Humain à Etre Humain, quel que soient par ailleurs nos convictions respectives, politiques, philosophiques ou religieuses.

Notre système économique, et avec lui toute la société, est en panne. La crise ne s'installe pourtant pas par faute de moyens matériels ni de main d'oeuvre (au contraire, puisque chaque jour des usines flambant neuves sont fermées, tandis que le chômage touche des milliers de nouvelles personnes), ni à cause de marchés "bouchés" (il suffit de voir l'étendue des chantiers que notre société exige de voir mettre en oeuvre: santé, éducation, logement, transport, énergies, etc). Non, la crise s'installe tout simplement à cause de dysfonctionnements dans la machinerie monétaire.

Aujourd'hui, c'est le système bancaire et financier privé qui est la source principale (à plus de 95%) de la monnaie que nous utilisons chaque jour pour toutes nos transactions (achat, vente, location, assurance, téléphone, énergie, etc). Or, ce système bancaire et financier est comme un canard sans tête. Personne ne le contrôle vraiment, personne ne le gouverne réellement. Il marche de manière erratique, générant autant de fortunes colossales que de misères abyssales. Il force l'économie réelle à une croissance "gadget" insoutenable pour l'environnement, et sans bénéfice aucun pour l'essentiel de l'humanité.

Depuis près d'un an, nous subissons dans notre quotidien les conséquences les plus flagrantes de cette construction illogique et biscornue. Réguler les excès de cupidité des quelques millions de personnes qui de par le monde profitent au coup par coup de ses largesses ne changera rien à rien. Tout au plus atténuera-t-on un peu quelques inégalités marginales, parmi les plus visibles. Mais la masse immense des démunis, et celle croissante des travailleurs pauvres, restera encore et toujours incapable d'accéder à l'essentiel, que notre civilisation produit en abondance: alimentation, eau, vêtement, logement, santé, éducation. Nous faisons tous partie de ce système que nous décrions pourtant. Nous suivons tous, par habitude, les règles qu'il nous impose. Nous sommes tous co-responsables de ses errements.

Pourtant, la monnaie et le système qui la génère sont des créations humaines. Aucune fatalité ne nous oblige à souffrir de leurs dysfonctionnements. Les crises en cours et à venir n'ont rien d'inéluctables, sauf si dans notre majorité, arcboutés sur nos certitudes quant à la nature de la monnaie et la manière de l'obtenir, nous refusons de changer notre vision, et de voir enfin ces trois simples vérités:

1- La monnaie moderne est immatérielle, essentiellement électronique (pièces et billets représentent moins de 5% de la monnaie) ; elle ne coûte rien à produire et distribuer

2- la monnaie ne doit être qu'une mesure de la valeur d'un travail passé, présent ou à venir ; elle n'est pas une marchandise

3- la créer et la distribuer équitablement en fonction de la valeur réelle des biens et services produits par le travail de chacun, est un choix que nos sociétés peuvent faire dès maintenant, au lieu de laisser un ensemble de règles absconses et irrationnelles décider aléatoirement de qui aura et de qui n'aura pas.


Nous, personnes de nationalités, de confessions, de couleurs politiques différentes, avons pris conscience de ces vérités. Au delà de nos différences, nous sommes conscients que la monnaie est un bien public, un outil commun, et que c'est tous ensemble que nous arriverons à en changer les règles. Madame, Monsieur, chers amis, rejoignez-nous, aidez-nous à diffuser et propager ces vérités fondamentales, afin d'établir tous ensemble une monnaie rationnelle, conçue pour servir l'Homme au lieu de l'asservir. Ce premier pas vers l'avenir est la condition nécessaire de la mutation sociale et économique que beaucoup d'entre nous appellent de leurs voeux.

Collectif Apolitique pour un Renouveau Monétaire

Mouvement Sociétal
Age de Faire
Etc...





Texte de Bruno Lemaire 07/07/2009

Les enjeux de la création monétaire.
Il est de bon ton de nos jours de vilipender la monnaie et ses gestionnaires, et les raisons, souvent excellentes, de le faire, ne manquent pas.
Avant de prendre position sur ce point, il convient cependant de rappeler le rôle de cet argent-monnaie, en essayant de nous abstraire de toute idéologie ou de tout anathème initial.
Toute économie développée a besoin d'un moyen d'échange universel, l'une des premières propriétés de l'argent-monnaie.

Pour le démontrer, précisons tout d'abord que nous appellerons ici une économie développée toute économie qui possède deux propriétés. Elle doit avoir dépassé le stade de simple subsistance (ce qui signifie que tout ce qui est produit ne sert pas uniquement à la simple survie de la population concernée: il peut donc se constituer des stocks, de produits finis ou de produits intermédiaires, que ces produits soient des biens de consommation ou des équipements). Elle doit aussi correspondre à un travail spécialisé, au sens où la majorité de la population, sinon sa totalité, dépend aussi du travail d'autres personnes pour se procurer les biens nécessaires à sa consommation personnelle ou à ses propres travaux.

En résumé, la production d'une économie développée ne disparaît pas du jour au lendemain, ou d'une minute à l'autre, il y a une certaine durée, un certain laps de temps, nécessaire pour produire tel ou tel bien, tel ou tel service, et ces différents processus de production ont chacun une durée différente, et font appel à diverses spécialités.

La monnaie-argent doit donc servir de moyen d'échange universel – du moins à l'intérieur d'un périmètre ou d'une communauté économique donnés – et ce à la fois pour des échanges quasi-immédiats (je vends une côtelette, je récupère de l'argent, et je vais m'acheter du pain) et pour des échanges différés (je perçois un salaire pendant quelques mois, et je vais ensuite m'acheter une voiture). Une deuxième propriété de l'argent-monnaie intervient ainsi, celui de réserve de valeur.

Cela étant rappelé, on conçoit aisément que parmi tous les métiers qui peuvent exister, et plus particulièrement parmi tous les commerces que l'on peut imaginer, celui du commerce de l'argent a un rôle particulier, privilégié même.

Au niveau des temps modernes, on convient habituellement de situer au début du XVIIème siècle, du moins en Occident, la naissance des premiers commerces spécialisés dans cette manipulation de l'argent monnaie. On parle ainsi de la Banque d'Amsterdam, puis de la Banque d'Angleterre, mais ce n'est pas le plus important.
La question majeure consiste en la question suivante: comment fixer la valeur de cet étalon ou moyen d'échange universel, si nécessaire à toute économie développée?
Après des siècles de discussion, et des débats houleux entre spécialistes, la question, de nos jours,est plus ou moins enterrée, car elle n'a pas de réponse, ou du moins la seule réponse sensée est la suivante: la monnaie-argent n'a pas de valeur intrinsèque, sa valeur est relative, et parfois fluctuante.

En fait, on arrive à une véritable tautologie, ou lapalissade: la valeur de l'argent est ce que le système économique dans laquelle elle évolue lui reconnaît comme valeur. La valeur d'un euro est … un euro. Une fois que l'on a dit cela, on n'est pas beaucoup plus avancé, certes, sinon que l'on a compris que la valeur d'un euro était relative à l'ensemble de l'économie. Actuellement, un euro permet d'acheter dans mon village un peu plus qu'une baguette « normale », et un peu moins qu'une baguette de campagne, ou encore presque deux timbres « normaux »

Bien entendu, cette « vérité » n'est pas toujours bien reçue, et l'on a essayé pendant des années, voire des siècles, de lier la valeur d'une monnaie à quelque chose de stable, d'où les fantasmes de l'étalon-or. Un écu, ou un franc, ou un dollar, avaient une certaine valeur, fixe (ou que l'on cherchait à rendre stable) par rapport à une certaine quantité d'or. Bien entendu, c'était reculer pour mieux sauter, puisqu'on pouvait se demander ce qui fixait la valeur de l'or, et quel était le lien entre l'or et l'évolution de la production et de la prospérité de telle ou telle économie développée ou en développement.

Il n'empêche. Pour des raisons historiques, la plupart des stocks d'or se sont retrouvés, au cours du XVIII et du XIX ème siècle, dans les coffres des banques. Ces « dépôts » étaient privés, stockés par les commerçants-banquiers dans leurs coffres, ces banquiers délivrant en échange de ces dépôts des certificats de dépôts, ou certificats d'or, qui évitaient à leurs propriétaires de se balader avec des pièces d'or dans leurs poches ou dans leurs valises. Ils utilisaient ces certificats comme « preuve » de leur pouvoir d'achat, et ces certificats pouvaient ainsi circuler de mains en mains, ce fut les premiers billets de banque, billets 'privés' qui ne bénéficiaient que de la garantie plus ou moins grande de la banque (de dépôt) qui les avait émis.
On connaît la suite. Les commerçants-banquiers se sont vite aperçus (cela a pris aux plus raisonnables quelques décennies, à d'autres quelques années) qu'ils pouvaient émettre plus de certificats qu'ils n'avaient d'or en réserve. Après tout, il y avait peu de chance que tous les déposants viennent retirer leur argent en même temps. Et puis, pensaient les plus cyniques, après tout, ils faisaient œuvre de bienfaisance. Ils prétaient de l'argent (gagés sur du vide, ou du moins sur une quantité amoindrie d'or) à des entrepreneurs qui, grâce à ce prêt, allaient pouvoir enrichir l'ensemble de la communauté en fabriquant de nouveaux produits. Quel mal y avait-il à cela?

C'est ici qu'intervient le dernier phénomène lié à l'argent-monnaie, celui du prêt, non nécessairement couvert par une épargne préalable. Au lieu du simple commerce de l'argent (pas toujours 'honnête', puisque délivrer un certificat contre de l'or que l'on n'a plus n'est pas spécialement 'correct') nos commerçants-banquiers se sont mis à spéculer sur l'avenir, en avançant de l'argent-monnaie (dont ils étaient rarement propriétaires eux-même, quand ils ne le fabriquaient pas eux-même) à certaines personnes, en fonction de critères qui leur sont propres.Bien entendu, le prêt n'a rien de répréhensible en soi, mais ce sont les critères qui permettent ou motivent ces prêts qui peuvent l'être bien davantage.

Qui peut assurer que les prêts accordés par nos banquiers (privés, ou publics, ce n'est pas encore vraiment la question) le sont pour la meilleure cause, celui du bien-être de la collectivité dans son ensemble? Ne serait-ce pas ici le problème fondamental de nos économies contemporaines: faire en sorte que les prêts accordés à l'économie, que ce soit aux entrepreneurs ou aux consommateurs, soient les plus efficaces possibles, au niveau de la richesse collective, de la protection de l'environnement, de la cohésion sociale, etc.
La crise financière actuelle a nettement montré que les critères d'émission monétaire et de prêts aux collectivités et aux particuliers doivent être revus de fond en comble.

Au lieu de cela, que voit-on dans les différents plans concoctés par les différents gouvernements du G7, du G8 ou du G20? Il s'agit le plus souvent de redonner des possibilités de prêt – sans le moindre contrôle supplémentaire – aux banques commerciales, le plus souvent privées – qui ont conduit l'économie mondiale au désastre, économie qui est passée, en un an, d'un taux de croissance moyen de 4% à un taux négatif. Les seules banques dont l'objectif – au moins officiel – est de venir en aide à la collectivité sont, au contraire, privées de tout moyen d'action – du moins en Europe. Elles n'ont aucun droit de créer de la monnaie (fiduciaire) sans autorisation expresse, alors que les banques privées, elles, peuvent continuer à émettre de la monnaie privée (scripturale).

Bien entendu, les banques centrales peuvent faire des erreurs, et elles en ont fait sûrement. Mais pourquoi ne pas faire en sorte que ce soit les élus de la nation, et les collectivités territoriales et locales, le plus au fait des besoins de la collectivité, qui décident de l'orientation des crédits à l'économie, plutôt que de laisser ce privilège exorbitant pour tout ou partie aux banques privées qui ont permis le scandale des subprimes et de l'affaire Madoff, quand elles ne les ont pas suscités.

Ce texte est disponible au format pdf, pour impression ou pour faire circuler sur le net à l’adresse : ??


Texte de Michel Portal - 19 juillet 2009

Argent: le mauvais maître pourrait-il devenir un bon serviteur?

Si vous vous posez des questions sur l’argent, vous avez raison. Qu’il y ait des gens aussi immensément riches et d’autres, beaucoup plus nombreux, dramatiquement pauvres est insupportable; d’autant plus insupportable que dans nos pays on prétend être en démocratie!

Comment changer cela? Certains baissent les bras: il y a toujours eu l’injustice et ça durera! Pourtant des données ont changé.

Alors que l’humanité pendant des siècles a vécu un grave état de pénurie économique, depuis le XXième siècle (c’était déjà vrai en 1929) le progrès technique permet la satisfaction des besoins fondamentaux de tous et même l’abondance. Qui plus est, en respectant l’écologie de la planète.

Grâce au travail des générations passées et présentes, les machines ont des rendements de plus en plus extraordinaires. Résultat: de moins en moins d’heures de travail sont nécessaires pour assurer une production suffisante. Second résultat de plus en plus de personnes se retrouvent au chômage. Et comme la règle sociale n’a pas changé: pas d’emploi, pas de revenu, une situation de plus en plus précaire s’installe pour beaucoup. Avec une pauvreté dont nous n’avons qu’une faible idée dans nos pays riches. La misère au milieu d’une sur-abondance pour quelques “zapifious”.


C’est un fait: il n’y a plus de travail pour tous. Changeons la règle et versons à chaque humain, de sa conception à son enterrement, un revenu pour le simple fait d’exister. Façon de supprimer la misère pour tous et de rappeler aux Riches la réalité de leur condition humaine.


Devant l’aubaine d’un revenu sans travail certains, probablement mal dans leur peau ou sur-exploités précédemment, vivront paresseusement. Mais ce ne sera pas la majorité! Nous ne ferons pas de lois pour contraindre quand les libres capacités de chacun peuvent contribuer à trouver d’étonnantes solutions.

La plupart des gens chercheront à participer ou organiser une activité créative; profitable d’abord à eux-mêmes puis à leurs contemporains (Possiblité pour eux d’obtenir du crédit avec un intérêt limité à l’inflation). De l’auto-entreprise à l’entrée motivée, pour un quota d’heures, dans une entreprise publique ou privée. Avec ou sans argent supplémentaire à la clef. L’argent supplémentaire n’interviendrait que lorsque des entreprises publiques ou privées reconnues d’utilité publique manqueraient de main - ou de tête - d’oeuvre.*

Dans notre choix économique, le peuple (1) reprend le pouvoir royal de “battre monnaie”. Pouvoir abandonné à l’état (en ex-URSS par ex.) ou au privé (depuis 1913 aux USA et 1973 en France). En 1792 la condamnation à mort du roi a chargé le peuple de la difficile mission de juger. Eh bien c’est un peu pareil ici: le peuple doit s’y coller et maîtriser l'entreprise très spéciale qu'on appelle la banque (2).


(1) Le peuple n’est pas l’Etat. Le pouvoir monétaire ou "monétatif" doit être séparé des pouvoirs exécutif et législatif.
(2) Pour en savoir plus, contactez...

Cordialement et polycitoyennement

Michel Portal