Question 1
Les 50 (bientôt 60) Milliards de "Service de la Dette" en France ne comprennent-ils que des intérêts, ou bien aussi des remboursements en principal ?

Réponse: Que les intérêts ... sans intérêts, la dette de 239 milliards d'euros fin 1979 ne serait plus, fin 2008, que de 21 milliards d'euros.
D'ailleurs ils correspondent d'une manière fort logique à un intérêt moyen de 3,5% à 4% sur le capital du de 1400 milliards. Chaque année, au cours du temps, c'est environ 200 milliards d'euros qui arrivent à échéance et qui sont donc "renouvellés" par de nouveaux prêteurs et qui servent à rembourser les anciens dont les OAT qu'ils détiennent arrivent à échéance: c'est une opération nulle pour l'avenir si les taux sont identiques.. Il faut néanmoins chaque année emprunter le complément de besoin de trésorerie de l'État ou des collectivités, correspondant au déficits des budgets des administrations publiques, de l'ordre, justement, des intérêts de la dette.


Question 2
Revenir à une capacité d’emprunt direct des pouvoirs publics auprès des banques centrales n'entrerait il pas en contradiction avec nos engagements européens et le statut d’indépendance accordé aux banques centrales.?

Réponse: Il est "communément" admis, sans plus de réflexion aussi bien sur la nécessité que sur les effets constatés, que cette organisation institutionnelle vise à prévenir toute tentative pour un État de s’endetter au-delà du raisonnable en comptant sur la création excessive de monnaie, et donc sur une accélération excessive de l’inflation , pour alléger à terme le poids de sa dette.
Nous avons amplement démontré que la création monétaire complémentaire nécessaire au payement des intérêts était plus inflationniste qu'une création monétaire sans intérêts.
Et que les administrations publiques s'endettent de 1300 milliards auprès des "investisseurs" (qui eux-mêmes ont du profiter d'une monnaie qui n'est que créée par les banques commerciales) qui correspondent à du paiement d'intérêt ou de 1300 milliards qui auraient pu être émis directement par la Banque Centrale (donc sans intérêts) a exactement le même effet en "quantité de monnaie" et donc en effet inflationniste si on croit encore à cette sornette!


Question 3
La dette financée par des émission monétaires de la Banque Centrale serait inflationniste?
Réponse: Le rachat - par la Banque Centrale - des obligations de la dette publique arrivant à échéance ne serait pas inflationniste ; la quantité de monnaie en circulation ne varie pas. A terme, n'ayant plus besoin de nouvelle monnaie nécessaire pour le paiement des intérêts, la quantité de monnaie croîtrait moins qu'elle ne le ferait s'il avait fallu payer des intérêts.

Jacques Sapir précise : " Pourquoi la BCE ne reconnaît-elle pas l’effort que font les gouvernements pour maintenir l’activité, et n’accorde-t-elle pas à ces derniers les mêmes faveurs qu’aux banques, qui sont quand même, il ne faudrait pas l’oublier, les responsables de la crise dans laquelle nous sommes plongés ?
Bien entendu, nous connaissons la réponse : le statut de la BCE. Celui-ci fait obligation à cette dernière de lutter contre l’inflation.
Sauf que, le financement d’une partie de la dette publique par la Banque Centrale ne provoque pas obligatoirement une inflation. On connaît l’histoire de l’Allemagne e 1923-24, mais on oublie que la Banque Centrale Allemande a eu à financer, outre les dettes accumulées, un déficit budgétaire dépassant les 30% et lié au financement par l’État de la grève générale dans la Ruhr pour protester contre l’occupation par les troupes Belges, Françaises et Italiennes. On pourrait multiplier les exemples et l’on s’apercevrait que les hyper-inflations ont, à chaque fois, étaient déclenchées par un choc exogène violent (occupation de la Ruhr, financement d’un chasseur dans le cas d’Israël, etc.). De plus, nous sommes actuellement beaucoup plus menacés par la déflation que par l’inflation.
Dans ces conditions, et si nous étions dans un monde, si ce n’est parfait du moins composé de gens raisonnables, nous pourrions avoir une décision de la BCE de financer à 1%, voire à 0%, la partie du déficit qui est (a) directement lié à la crise (soit le résultat des baisses de collecte fiscale et des plans de relance) et (b) qui porte sur les efforts d’investissement que font les États. Ceci ne concernerait pas les dépenses courantes. Ces conditions seraient généralisées pour la seconde partie mentionnées ici de ces déficits, et seraient par contre restreintes à la durée de la crise pour la première partie".



[[#_ftnref1|[1]]] … mais surtout l’article 123 du Traité de Lisbonne pose l’interdiction absolue aux banques Centrale de prêter aux Etats ou aux autres collectivités locales
[[#_ftnref2|[2]]] Jacques Sapir fait semblant d’oublier que tout intérêt versé à la Banque Centrale revient, par la répartition des bénéfices de celle-ci à la Banque de France pour sa quôte part dans la clé de répartition pour la souscription au capital de la BCE (soit légèrement plus de 20%) et que la Banque de France étant une structure appartenant à 100% à l'État (lire http://www.faux-monnayeurs.org/) les intérêts reviendraient à l'État sous forme d’impôts sur les bénéfices ou de dividendes versés au seul actionnaire.
Pourquoi la BCE ne reconnaît-elle pas l’effort que font les gouvernements pour maintenir l’activité, et n’accorde-t-elle pas à ces derniers les mêmes faveurs qu’aux banques, qui sont quand même, il ne faudrait pas l’oublier, les responsables de la crise dans laquelle nous sommes plongés ?
Bien entendu, nous connaissons la réponse : le statut de la BCE. Celui-ci fait obligation à cette dernière de lutter contre l’inflation[[#_ftn1|[1]]].
Sauf que, le financement d’une partie de la dette publique par la Banque Centrale ne provoque pas obligatoirement une inflation. On connaît l’histoire de l’Allemagne e 1923-24, mais on oublie que la Banque Centrale Allemande a eu à financer, outre les dettes accumulées, un déficit budgétaire dépassant les 30% et lié au financement par l’État de la grève générale dans la Ruhr pour protester contre l’occupation par les troupes Belges, Françaises et Italiennes. On pourrait multiplier les exemples et l’on s’apercevrait que les hyper-inflations ont, à chaque fois, étaient déclenchées par un choc exogène violent (occupation de la Ruhr, financement d’un chasseur dans le cas d’Israël, etc.). De plus, nous sommes actuellement beaucoup plus menacés par la déflation que par l’inflation.
Dans ces conditions, et si nous étions dans un monde, si ce n’est parfait du moins composé de gens raisonnables, nous pourrions avoir une décision de la BCE de financer à 1% [[#_ftn2|[2]]], voire à 0%, la partie du déficit qui est (a) directement lié à la crise (soit le résultat des baisses de collecte fiscale et des plans de relance) et (b) qui porte sur les efforts d’investissement que font les États. Ceci ne concernerait pas les dépenses courantes. Ces conditions seraient généralisées pour la seconde partie mentionnées ici de ces déficits, et seraient par contre restreintes à la durée de la crise pour la première partie.



[[#_ftnref1|[1]]] … mais surtout l’article 123 du Traité de Lisbonne pose l’interdiction absolue aux banques Centrale de prêter aux Etats ou aux autres collectivités locales
[[#_ftnref2|[2]]] Jacques Sapir fait semblant d’oublier que tout intérêt versé à la Banque Centrale revient, par la répartition des bénéfices de celle-ci à la Banque de France pour sa quôte part dans la clé de répartition pour la souscription au capital de la BCE (soit légèrement plus de 20%) et que la Banque de France étant une structure appartenant à 100% à l'État (lire http://www.faux-monnayeurs.org/) les intérêts reviendraient à l'État sous forme d’impôts sur les bénéfices ou de dividendes versés au seul actionnaire.