CHARTALISME ET NEOCHARTALISME

Quelques extraits (pour vous donner envie de lire et de comprendre l’article complet) de http://frappermonnaie.wordpress.com/les-bases/ .

1 - " Dès lors, on comprend aisément que le crédit est passif (ou endogène) : c’est la demande solvable de crédit qui permet sa création, non pas le montant de monnaie que la banque centrale met à disposition des banques (aussi appelé monnaie banque centrale, ou encore réserves, comme dans Federal Reserve, le nom de la banque centrale américaine), qui est potentiellement illimité. C’est un constat fait par tous les néochartalistes, ainsi que des institutions financières prestigieuses comme la Banque des Règlements Internationaux ou la Federal Reserve elle-même. Bien que des réserves (ou base monétaire) soient nécessaires pour solder de nouveaux crédits, des réserves supplémentaires ne se traduisent pas pour autant en nouveaux crédits :«

2 - »En fait, il est beaucoup plus simple et clair d’interpréter la relation entre le Trésor, la banque centrale et les banques membres ainsi : le Trésor crée la monnaie lorsqu’il dépense, en créditant le compte en banque du bénéficiaire ; il détruit la monnaie en l’encaissant ; mais comme cela choque et provoque des jalousies, il déguise cela en crédit, sous forme de bon du Trésor, et la banque centrale se charge de substituer de la monnaie souveraine à ces bons dès que nécessaire, et à re-camoufler la monnaie souveraine en crédit dès que les autres réalisent qu’ils sont tenus comme utilisateurs de cette monnaie souveraine, et non qu’ils tiennent le Trésor en lui faisant crédit (en effet, sans action de la part de la banque centrale, les taux d’intérêt chuteraient à zéro) Ensuite, les banques complexifient les relations entre les gens et cette monnaie souveraine le plus souvent camouflée via un dédale de crédit qui les rémunère grassement. Il est tellement vrai que le fonctionnement réel de l’économie nécessite que la dette publique ne soit qu’un déguisement, que c’est ce ainsi que la banque centrale américaine a décidé de fonctionner pour se protéger et ses banques avec. Les banquiers, banquiers centraux en tête, jugent scandaleux que le Trésor puisse simplement créer de la monnaie sans dette.«

3 - » Le chartalisme fut théorisé par l’allemand Georg Friedrich Knapp, et consiste en ces quelques assertions pourtant évidentes : le souverain choisit la monnaie dans laquelle il taxe et comment il l’émet, il doit d’abord émettre avant de la taxer c’est-à-dire que ses dépenses financent les taxes et non l’inverse, donc l’émetteur souverain et lui seul peut émettre de la monnaie plus qu’il n’en gagne et sans emprunt. Une monnaie qui ne s’embarrasse d’aucune contrainte supplémentaire est dite souveraine par les néochartalistes, elle ne s’appuie ni sur l’or, ni sur une autre monnaie étrangère, ni sur un autre métal précieux, ni sur un échéancier prédéfini fixement et arbitrairement à l’avance."

Bonne lecture... et n’oubliez pas qu’un État souverain (ce que ne sont plus les États de la zone euro puisqu’ils ne disposent pas de la souveraineté sur leur monnaie et sur leur Banque Centrale), n’est ni un ménage ni une entreprise!