Mise à jour du 5 juin 2011, avec intégration des données 2010 de l'INSEE / MaJ le 08/08/11 : déficit en % PIB
Mise à jour février 2012 - formulations./ Maj 16/04/2012 : intégration image rapport Pucci - Tinel

- Les soldes primaires (sans intérêts) des budgets des Administrations publiques sont sensiblement en équilibre moyen sur la période 1980 – 2008.
- Les déficits presque systématiques des budgets des Administrations publiques sont dus aux intérêts qu’il a fallu payer et qui représentent maintenant le second poste budgétaire après l’enseignement.
- Fin 1979, la dette, déjà injustifiable, était de 243 Md€ en euros constants (21% du PIB); Fin 2010, la dette s’établit à 1591 Md€, 82% du PIB !
- Entre fin 1979 et fin 2010 la dette a augmenté de 1348 Md€
- Nous avons, sur cette période, payé 1125 Md€ (c'est-à-dire 1 400 Md€ dans notre monnaie "2010"): 125 millions par jour en moyenne, 5 millions par heure!
- Ces intérêts (que nous avons du emprunter) ont, par effet boule de neige, grossi la dette.

LA CHARGE DE LA DETTE NOURRIT LA DETTE
Explications préalables

Il y a quelques années j’avais demandé à l’INSEE de me fournir le montant exact et précis des intérêts payés chaque année au titre de la dette « au sens de Maastricht » pour l’ensemble des Administrations Publiques (les « APu » dans le jargon administratif)… Leur réponse négative m’avait poussé à « reconstruire » ces montants à partir des taux d’intérêts moyens fournis par la Banque de France, et c’est cette reconstruction qui a été à la base des différents calculs que les lecteurs peuvent trouver ici ou là dans les articles ou les livres [« La dette publique, une affaire rentable » (ed Yves Michel) , « Les 10 plus gros mensonges sur l’économie » (nouvelle édition 2010, ed Dangles), et le dernier paru » Argent, dettes et banques« , (ed Yves Michel)] que j’ai publiés sur la question.

La sortie récente du « RAPPORT SUR LA SITUATION DES FINANCES PUBLIQUES » ( http://www.ladocumentationfrancaise.fr/rapports-publics/104000234/index.shtml ) m’avait donné espoir que ces données étaient maintenant disponibles…

J’ai donc demandé à nouveau à l’INSEE de me fournir ces informations. Malheureusement, voici leur réponse (tout à fait incroyable alors qu’on nous sature partout avec le problème du poids de la dette) : « L’information recherchée (charge de la dette) ne correspond pas à un agrégat de la comptabilité nationale et ne figure donc pas dans les résultats publiés »

Pour l’analyse ci dessous j’ai donc estimé que je pouvais faire confiance à ce rapport cité qui, dans le graphique N°5 (courbe rouge), nous indique la charge de la dette en part de PIB.

arnaque-050611-1.png

Pour l'année 2010 j'ai appliqué un taux moyen de 2,5%


Méthodologie
J’ai donc agrandi ce graphique, ce qui m’a permis de déterminer avec une précision suffisante les valeurs annuelles en pourcentage (valeurs que vous retrouvez dans la 5° colonne du tableau).



arnaque-050611-2.png




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J’ai ensuite calculé la charge de la dette en euros courants (colonne 4) puis utilisé les données de l’INSEE pour obtenir les coefficients de transformation euros courants en euros constants 2010 (colonne 2)
A partir de là le calcul des intérêts en euros 2010 (colonne 9), cumulés (colonne 18) le PIB en euros 2010 (colonne 7) et la dette cumulée (donnée de l’INSEE) en euros courants (colonne 4) transformée en euros constants (colonne 8 ) et enfin en pourcentage de PIB, données que chacun peut d’ailleurs trouver partout (colonne 13)

La variation annuelle de la dette (colonne 10) est une simple soustraction entre les données d’une année sur l’autre. La variation annuelle de la dette telle qu’elle serait « sans intérêts » apparaît donc en colonne 11; c’est augmentation d’une année sur l’autre de la colonne 8, diminué des intérêts payés (colonne 9 ). Le cumul de la dette sans intérêts (colonne 12) est donc la somme de la cellule de l’année précédente plus le montant de la cellule de la colonne 11.

La charge de la dette calculée sans intérêts en part de PIB (colonne 14) est le simple rapport colonne 12 par colonne 7

Les intérêts de la dette nourrissent la dette.
Nous essayons ici de déterminer les évolutions de la dette des administrations publiques au sens de Maastricht si nous n’avions pas eu à payer d’intérêts sur la dette, tous autres éléments restant constant par ailleurs (en particulier la quantité totale de monnaie en circulation dans l’économie).Il est évident qu’il peut y avoir certaines approximation qui au final ne devraient pas dépasser 2% des montants constatés.

Constatations :
Entre fin 1979 et fin 2010 (31 ans), les APu (État, Administrations diverses, et Administrations de Sécurité Sociale) ont du financer les intérêts de leur dette à hauteur de 1408 milliards d’euros (exprimés de la seule manière compréhensible, c'est à dire en euros tels qu'il ont une signification pour nous; euros 2010), soit en moyenne 45,4 milliards d’euros par an (près de 125 millions par jour). En euros courants, c'est 1125 milliards, soit 70% de la dette actuelle.
Entre fin 1979 et fin 2010 la dette avec intérêts a augmenté de 1348 milliards d’euros, soit 43,5 milliards d’euros par an en moyenne, mais cependant 60 milliards de moins que les intérêts payés.Malgré des années 2009 et 2010 catastrophique en terme d’endettement (comme le sera également sans doute 2011), la dette, calculée sans intérêts aurait néanmoins diminué de 45 milliards d’euros entre fin 1979 et 2010 (et 218 milliards d’euros si on se réfère à fin 2007) .Il est intéressant de pouvoir visualiser année par année les capacités ou les besoins de financement des APu – avec et sans intérêts – sur ces années


arnaque-050611-4.png







Le calcul en "parts de PIB" suivant les données de l'INSEE (pour les soldes annuels en part de PIB) dont on déduit les données de Champsaur (charge de la dette en part de PIB) nous permettent d'obtenir les soldes primaires en part de PIB suivant le tableau ci dessous.

calcul_soldes_primaires.png



Ce qui nous donne le graphique ci dessous

soldes_budgets_APU_en_pourcents_pib.png


IMPORTANT:
Ce graphique montre aussi que les soldes primaires des budgets des APu au sens de Maastricht, moyennés entre 1979 et 2008 sont sensiblement équilibrés; les deux années 2009 et 2010, catastrophiques, ont fait baisser cette moyenne

AUTRE SOURCE: EUROSTATS
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avec toujours les données eurostats, mais déflatées par mes soins
soldes_primaires_eurostats-_euros_2010.png








En prenant comme hypothèses une dette de 1600 milliards d’euros fin 2010, un taux moyen de 3%, une inflation de 2% et une décision de monétisation directe par la Banque de France de 100 milliards d’euros par an , dont l’utilisation est répartie entre le paiement des intérêts (en priorité) et le remboursement de l’existant (pour le solde),
en 17 ans la dette serait totalement remboursée, sans léser aucun des détenteurs. Mais ce calcul ne veut pas dire pour autant que nous pensons que la dette DOIT être remboursée en 17 ans ... il s'agit juste ici de donner une idée.

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Complément juin 2013 : la dette est maintenant de plus de 1850 milliards : il faudrait, dans cette hypothèse de monétisation, quelques années de plus ;-(








Complément du 16/04/2012
Graphique du rapport Pucci Tinel de l'OFCE et , à la suite, commentaire explicatif d'Alain Grandjean dans son article contributif présenté lors de la journée sur la création monétaire (24 mars 2012, sous l'égide des "économistes atterrés"), article que vous pouvez également trouver sur cette adresse: **https://osonsallais.wordpress.com/2012/05/04/alain-grandjean/**

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Vous trouverez plus de précisions tout au long de ce site






- Signez les pétitions " Pour que l'argent nous serve au lieu de nous asservir " et " Sortons de l'euro avant qu'il ne soit trop tard! "

- Pour en savoir un peu plus, lisez: La dette publique, une affaire rentable (A-J Holbecq et Ph. Derudder - Préface E. Chouard - éd. Yves Michel - 2011) et Argent, dettes et banques (A-J Holbecq - éd Yves Michel - 2012 )


- Téléchargez le tract en pdf http://tinyurl.com/3pcsuok
- Vous pouvez également le télécharger en "word (.doc)" ou en "open office (.odt)" pour y apporter des ajouts si vous le souhaitez**





Le mardi 1 mai 2007, Étienne Chouard écrivait sur son blog.
Je suis en train de découvrir le détail d'une situation financière incroyable. Vous croyez que la monnaie est créée par l'État ? Vous vous trompez : ce sont les banques privées qui créent la monnaie, et qui en perçoivent le prix (l'intérêt). Si c'était l'État qui créait la monnaie, il pourrait l'investir directement lui-même (sans devoir payer le moindre intérêt jusqu'au remboursement) ; il pourrait aussi prêter cette monnaie nouvelle aux banques (charge à elles de la prêter à leur tour) et en percevait le premier intérêt (des milliards d'euros), ce qui pourrait aussi financer les services publics, au lieu de garnir des poches de soie au prix d'un déficit paralysant pour l'État.
L'État (c'est-à-dire nous tous) a perdu le droit de battre monnaie et ce sont des banques privées à qui nos soi-disant "représentants" ont abandonné ce pouvoir décisif. Vous pensez que la monnaie est un outil qui sert l'intérêt général ? Vous vous trompez : la monnaie est devenu (discrètement) un outil qui sert d'abord des intérêts privés.
Vous pourrez lire la suite sur ce lien


Frédéric Lordon présente ainsi son blog la pompe à phynance

« Quelle est la puissance despotique d’aujourd’hui qui soumet absolument le corps social et le laisse exsangue d’avoir capté la substance de son effort ? Certainement pas l’État – dont on rappellera au passage qu’il restitue en prestations collectives l’ensemble de ses prélèvements… – mais le système bancaire-actionnaire qui, lui, conserve unilatéralement le produit intégral de ses captations.»

Et le 30/09/2009 l'AFP annonçait:
La dette publique de la France (État, sécurité sociale et collectivités locales) a augmenté de 61,1 milliards d'euros au deuxième trimestre 2009 par rapport au trimestre précédent pour atteindre 1.428 milliards, soit "approximativement" 73,9% du PIB, a annoncé mercredi l'Insee. La dette brute des administrations publiques, calculée selon les critères de Maastricht, a ainsi augmenté de 3,5 points de PIB par rapport à la fin mars 2009, précise l'Institut national de la Statistique. Selon les prévisions du gouvernement, la dette publique devrait dépasser 83% du PIB à la fin de 2010 après 68% fin 2008, sous l'effet de l'envolée du déficit public gonflé par la crise économique qui frappe la France.





L'ARNAQUE de la dette publique

Nous avons payé, en 2009 , près de 49 milliards (après 58 milliards en 2008) pour les seuls intérêts: ce qu'on appelle "la charge de la dette".

C'est transférer de notre travail et notre production plus de 125 millions d'euros par jour — oui, par jour! — à ceux qui sont déjà les plus riches. Mais cette monnaie qu'ils nous prêtent est toujours issue de la création monétaire payante des banques privées créée à partir d'une simple ligne d'écriture lors de "monétisation" de reconnaissances de dettes ou d'obligations.
(voir le site http://monnaie.wikispaces.com/ pour les détails concernant l'émission de monnaie par les banques).

La loi du 3 janvier 1973 a ouvert la voie à notre endettement, en précisant dans son article 25 que "Le trésor public ne peut être présentateur de ses propres effets à l'escompte de la Banque de France". Ce qui signifie que notre pays s'est interdit de permettre à la Banque de France de financer le Trésor Public, c'est-à-dire de créer la monnaie dont il a besoin pour son développement (écoles, routes, ponts, aéroports, ports, hôpitaux, bibliothèques, etc.).

Et le traité de Maastricht a entériné pour l'Europe cet état de fait par l'article 104 (repris par l’art. 123 du traité de Lisbonne) qui précise « Il est interdit à la BCE et aux banques centrales des États membres, ci-après dénommées "banques centrales nationales", d'accorder des découverts ou tout autre type de crédits aux institutions ou organes de la Communauté, aux administrations centrales, aux autorités régionales ou locales, aux autres autorités publiques, aux autres organismes ou entreprises publics des États membres; l'acquisition directe, auprès d'eux, par la BCE ou les banques centrales nationales, des instruments de leur dette est également interdite. ». En clair, les États sont obligés de financer leurs investissements en empruntant sur les marchés financiers, en augmentant perpétuellement leur dette pour cause d’intérêts iniques et non justifiables.



La dette des APu (au sens de Maastricht) à fin 1979 était de 243 milliards d’euros (euros constants 2010) déjà injustifiables; la dette à fin 2010 s’établit à près de 1600 milliards d’euros ! L'État est trop dépensier, nous-dit-on ! Allons, donc. Si notre banque centrale avait pu créer notre monnaie en monétisant nos émissions d’obligations (faire exactement ce qu’ont le droit de faire les banques commerciales envers les emprunteurs privés en monétisant leurs créances), la dette des administrations publique serait quasiment - en pourcentage du PIB - au même niveau que celle que nous avions en 1979. Quelle magnifique pompe à fric garantissant mécaniquement la ponction de la richesse collective vers une « élite privée ! »: plus de 1400 milliards d'euros en 31 ans...

Nous préconisons...
de quitter l'euro en tant que « monnaie unique » pour retrouver notre monnaie nationale afin de financer immédiatement les intérêts des dettes publiques et les considérables besoins consécutifs à la transition énergétique, au sein d'un euro « monnaie commune » (l'ECU par exemple), la parité de notre monnaie nationale uniquement convertible en cet euro commun, étant déterminée à intervalles réguliers en fonction des écarts des balances des échanges commerciaux avec nos partenaires.

Vous trouverez plus de précisions et les justifications des affirmations de ces documents sur http://monnaie.wikispaces.com/Arnaque et http://ecosocietal.wordpress.com/2010/08/25/la-charge-de-la-dette-nourrit-la-dette/






En conclusion, nous préconisons...


Soit, au niveau national, une reprise du droit de création monétaire par la Banque de France (donc sans intérêts), avec un retour au franc ou, au minimum, l'émission d'une monnaie complémentaire sociétale telle que proposée ici : http://wiki.societal.org/tiki-index.php?page=EMS
Soit, au niveau de la zone euro, un droit d’émission monétaire par la Banque Centrale Européenne (donc sans intérêts) au bénéfice des États.
Même Patrick Artus (Natixis) commence à envisager cette possibilité: http://cib.natixis.com/flushdoc.aspx?id=48836
Extrait:
" Que se passe-t-il si seule la demande publique peut augmenter ?
Nous pensons que, pendant plusieurs années, la demande privée (de biens et de services) va rester faible dans les pays de l’OCDE avec les caractéristiques nouvelles de ce cycle :
- le désendettement des ménages et des entreprises ;
- l’ajustement à la baisse du niveau nécessaire de facteurs de production ;
- la compression des salaires.
Tant que cette situation dure, les États vont continuer à accroître la demande publique pour soutenir l’économie. On va donc observer, comme au Japon, une substitution durable de la dette publique à la dette privée.
Pour éviter que ceci ne dégrade la qualité de la signature des États, cette substitution impose la monétisation de la dette publique, c’est-à-dire que la dette publique est portée par les Banques Centrales (est mise à l’actif du bilan des Banques Centrales) et pas par les agents économiques privés ."

Maurice Allais - prix Nobel d'économie - propose : " Toute création monétaire doit relever de l'État et de l'État seul : Toute création monétaire autre que la monnaie de base par la Banque centrale doit être rendue impossible, de manière que disparaissent les " faux droits " résultant actuellement de la création de monnaie bancaire. " et il ajoute " Par essence, la création monétaire ex nihilo que pratiquent les banques est semblable, je n'hésite pas à le dire pour que les gens comprennent bien ce qui est en jeu ici, à la fabrication de monnaie par des faux-monnayeurs, si justement réprimée par la loi. Concrètement elle aboutit aux mêmes résultats. La seule différence est que ceux qui en profitent sont différents " .
Nous précisons que cette création monétaire "ex nihilo" par les banques commerciales dont parle Maurice Allais représente 93% de la masse monétaire M3 en circulation dans la zone euro à ce jour, mais évidemment que le "ex nihilo" ne signifie pas "sans règles" ou "sans garanties" ... en ce qui concerne les banques il s'agit bien d'une "monétisation" de créances ou d'actifs.

James Robertson va encore plus loin ( http://fr.wikipedia.org/wiki/James_Robertson ), et propose de créer immédiatement toute la monnaie centrale en contrepartie de toute la monnaie déjà en circulation, en considérant que celle-ci a été empruntée par les banques à la Banque Centrale et en exigeant que les banques de second rang (commerciales) versent à la Banque Centrale les intérêts annuels en cours, aucune autre pratique financière n'étant modifiée (au moins au début...). Ces intérêts sont reversés à l'État, la Banque Centrale étant (ou devenant préalablement) l'une de ses institutions. En d'autres termes, le gain généré par la création de monnaie (seigneuriage) ne devrait plus revenir aux banques commerciales mais être attribué aux recettes publiques.

Le soutien politique s'exprime actuellement par la voix de Nicolas Dupont-Aignan (Debout la République) qui propose l'introduction de monnaies nationales ("l'eurofranc", "l'eurolire", etc ?) intégrés à des taux politiquement évolutifs, dans un "euro commun" et non plus un "euro unique"
Voir le blog de NDA





Complément


(en 2007, nous nous étions amusés à ce petit essai..)

Alors on nous dit que nous allons rembourser la dette, d'ailleurs,
"la cession de 5% du capital de France Télécom par le gouvernement français a rapporté 2,65 milliards d'euros et le montant sera intégralement affecté au désendettement de l'État et des administrations publiques", a annoncé la ministre de l'Économie, des Finances et de l'Emploi Christine Lagarde en juin 2007.

Imaginez cette "similitude"**
Vous êtes propriétaire de biens divers (dont un vieux vélo) qui représentent environ 19.600 euros (1), mais vous avez une dette (2) qui s'élevait à 11.420 euros fin 2006, sur laquelle vous payez un intérêt annuel (3) de 3,70% payable chaque semestre (les intérêts se montent donc à 211 euros au 30 juin 2007).

Hélas, vous n'avez pas ces 211 euros disponibles en excédent de revenus et vos dépenses sont incompressibles: vous êtes obligé de les emprunter, ce qui évidemment augmente votre dette d'autant.

Votre dette à fin juin 2007 est donc devenue 11.631 (11.420 + 211)

Le 30 juin, vous décidez de vendre votre vélo à un acheteur pour 26,5 euros (4) afin de réduire un peu votre dette.

Votre capital personnel est donc réduit à 19.573,5 (19.600 - 26,5) ce qui en soi est peu sensible, mais comment utiliser au mieux ces 26,5 euros pour le but que vous vous êtes fixé?

En fait, vous avez deux choix :

1 - Rembourser du capital dû, qui devient donc 11.604,5 euros (11.631 - 26,5) au début du second semestre. Vous aurez à payer 214,5 euros d 'intérêts le 31 décembre , mais comme vous ne les aurez toujours pas, votre dette sera donc devenue 11.819 (11.604,5 + 214,5) à fin décembre.

2 - Affecter ces 26,5 euros au remboursement d'intérêts sur le second semestre. Toutes choses restant égales par ailleurs, vous n'aurez plus qu'à payer 188,5 euros que vous serez néanmoins également obligé d'emprunter .. mais en fin d'année votre dette sera de 11.819,5 (11.631 + 188.5).

Aucune de ces deux solutions beaucoup trop partielle (5) ne règle évidemment le problème global de votre dette qui aura de toute façon augmenté de 399,5 ou de 400 euros, suivant votre choix (et vous n'avez plus votre vieux vélo auquel, quoi que vous en disiez, vous teniez). Et ce sera encore pire, si par malheur, vos prêteurs décident d'augmenter les taux d'intérêts pour le second semestre et les années qui viennent.

Ah, tiens, vous avez oublié que vous aviez le droit le plus absolu de créer vous même la monnaie qui vous permettrait dans un premier temps de payer les intérêts dus, dans un second de rembourser par exemple en deux décennies, le capital dû.- ou bien beaucoup plus simplement de décider que, à partir de ce jour, toute la monnaie devient la votre au lieu de celle des banques et que les détenteurs de cette monnaie (qui par ailleurs sont vos créanciers) vous doivent, eux aussi, un intérêt au lieu de le payer aux banques -

(1) Patrimoine des administrations publiques 1.960 milliards d'euros (estimation minimale de l'Insee pour 2005 )
(2) Dette cumulée des administrations publiques en 2006 : 1.142 milliards d'euros (données Insee de 2007)
(3) Prévision de la charge de la dette pour 2007; 43 milliards d'euros, soit environ 118 millions d'euros par jour
(4) Rapport (« similitude ») de la cession de 5% de France Télécom pour 2,65 milliards d'euros
(5) A part la reprise du droit de création monétaire, la seule solution qui permettrait l'effacement de la dette serait la vente dans un délai bref de plus de 60% des « bijoux de famille », c'est à dire les biens des administrations publiques qui font évidemment partie du « capital collectif » qui fait notre richesse, la « valeur France » estimée pour elle à 10.000 milliards d'euros, soit près de 170.000 euro par français.











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