Extrait du BULLETIN DE LA BANQUE DE FRANCE – N° 92 – AOÛT 2001

1.2. Les agrégats de placement
La frontière entre actifs monétaires, définis comme des liquidités destinées à servir de
moyens de paiement, et avoirs non monétaires, représentatifs d’un comportement d’épargne
à plus long terme, étant devenue plus floue, un suivi attentif des évolutions monétaires à
partir des agrégats de monnaie nécessite également l’obtention d’informations spécifiques
sur les autres catégories d’instruments financiers.
En 1991, la Banque de France a donc constitué un ensemble d’agrégats de placement (P1,
P2, P3) englobant les actifs financiers non monétaires au sein de sous-groupes homogènes,
classés par ordre de substituabilité décroissante avec les avoirs monétaires. L’agrégat P1
était constitué par les produits d’épargne contractuelle, l’agrégat P2 par les instruments de
type « obligations » et l’agrégat P3 par ceux de type « actions et autres participations ». À
la différence des agrégats monétaires, les agrégats de placement ne s’emboîtaient pas entre
eux, compte tenu du large éventail des actifs couverts.

Les agrégats de placement (définition adoptée en 1991 par la Banque de France)
Actifs détenus par les agents non financiers résidents

P1
Plans d’épargne-logement (PEL)
Plans d’épargne populaire (PEP)
Comptes-espèces associés aux plans d’épargne en actions (PEA)
Bons de capitalisation
Livrets d’épargne-entreprise
Contrats d’épargne auprès des caisses d’épargne et des établissements de prêts
Titres d’OPCVM garantis

P2
Obligations
Titres d’OPCVM obligataires
Placements d’assurance vie

P3
Actions
Titres d’OPCVM « Actions »
Titres d’OPCVM diversifiés
Autres titres d’OPCVM