UNE LOURDE FAUTE : PRODUIRE TOUT SAUF LA MONNAIE

"A l’origine le système bancaire reposait en principe sur une couverture intégrale des dépôts à vue. Ce n’est que vers le milieu du dix-septième siècle qu’aux Pays-Bas et en Angleterre les banques abandonnèrent progressivement ce principe. Mais ce fut dans le plus grand secret et à l’insu du public. C’était en réalité un abus rendu possible par le fait qu’aucun rapport public n’était exigé de la banque.
Le système est aujourd’hui resté le même, sauf que ce qui était secret et considéré comme répréhensible, est aujourd’hui considéré comme normal et justifié".
Maurice Allais (prix Nobel d’économie)

Une seule et même cause :

Presque tous les secteurs d’activité économique, qu’ils soient privés ou publics comme la santé, la recherche scientifique, l’éducation nationale, etc. subissent de plein fouet un manque drastique de moyens financiers. Chacun d’eux réclame des moyens supplémentaires sans voir que le problème est global, que tous ces phénomènes sont la conséquence d’une seule et même cause : la nature de notre système monétaire.

Aujourd’hui, la production des richesses réelles et monétaires à deux sources différentes

D’une part les richesses réelles sont produites par le travail et le savoir-faire des peuples, d’autre part la monnaie qui permet d’acquérir toutes les richesses réelles, est produite par un jeu d’écriture des banquiers. La conséquence est que pour disposer de la monnaie qu’ils ont gagnée par leur travail, les peuples sont obligés d’emprunter toute la monnaie aux banquiers !

Nous demandons la production des richesses réelles et monétaires à une seule source

Parce que les peuples sont à l’origine de toutes les richesses réelles, ils ont seuls, le droit de mettre toute la monnaie en circulation. Les institutions sont en place. Ils disposent pour cela de leurs banques centrales dites aussi à juste titre « institut d’émission ». Pratiquement il suffirait de :
- Interdire aux banques de prêter plus qu’elles empruntent.
- Donner aux banques centrales le droit d’accorder au bénéfice du Trésor et à titre définitif de la monnaie sans intérêts, dans un volume proportionnel au taux de croissance de l’économie.
Il faut savoir que l’article III-181 de la constitution européenne interdit aux peuples d’user de ce droit naturel.

Un problème essentiel et simple.

Laissons parler les chiffres. En avril 2008 l’endettement intérieur total de la France était de 3656 milliards d’euros. Pour les deux tiers il est complètement artificiel et s’accroît sans cesse. Mathématiquement, il ne pourra jamais être remboursé, cela signifie que nous sommes condamnés pour l’éternité à en payer les intérêts qui aujourd’hui s’élèvent à 80 milliards d’euros par an. Cette incurie monétaire est de loin le problème le plus grave pour l’humanité, mais c’est aussi le plus simple, il suffit de rendre aux peuples leur droit de produire la monnaie comme ils produisent toutes les autres richesses.

Un stratagème machiavélique.

Si comme c’est le cas le plus général, vous dites « moi, je ne comprend rien aux problèmes monétaires », le stratagème a réussi, l’objectif est atteint. Pour parvenir à ce résultat, il aura suffit aux financiers d’élaborer une théorie complexe, truffée de concepts erronés interdisant toute interprétation rationnelle des problèmes monétaires.


Une urgence vitale : l’intervention populaire.

Si nous ne faisons rien l’endettement qui nous écrase ne peut que s’accroître inexorablement. La spirale qui nous entraîne au fond du gouffre est amorcée, mais il est encore temps d’y échapper. Le sort qui nous attend dépend de notre action…ou de notre inaction présente. Défendons-nous ensemble.





Association pour les Droits Economiques et Démocratiques
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LIAISON

N° 43 Troisième trimestre 2009……………………………………………………………………………………………

Pas de sortie de crise sans monnaie permanente

La crise poursuit imperturbablement ses ravages, multipliant les fermetures d’ entreprises, propulsant des ménages dans les affres des difficultés financières. Après avoir été purement financière la crise touche maintenant l’économie réelle et elle ne peut que s’amplifier. En effet, la cause essentielle de cette crise tient au fait que notre système monétaire est fondé sur l’endettement. Cela signifie que toute la monnaie en circulation ne peut être acquise que par endettement auprès des banques. Un élève de CM2 comprendrait immédiatement que cela nous revient beaucoup plus cher que si la monnaie nous revenait de plein droit. Mais est-il justifié que la monnaie nous soit acquise de plein droit? Bien sûr, pour la simple et bonne raison que nous l’avons gagnée en étant à l’origine de la production nationale (PIB) qui se trouve dans le circuit commercial avant d’être partagée et consommée. Face à cette production nationale de richesses réelles, une production nationale de monnaie est indispensable pour en permettre la rétribution. Et c’est cette rétribution collective qui, en se fragmentant, devrait permettre les rétributions individuelles. Cette rétribution collective n’existant pas, nous n’avons pour toute rétribution individuelle que de la monnaie empruntée dont nos payons les intérêts. Nous pouvons mesurer l’ampleur de l’escroquerie dont nous sommes victimes. Notre dette artificielle porte sur environ 2000 milliards.
Cette ‘production nationale de monnaie’ évoquée plus haut mettrait en circulation une monnaie différente de la monnaie actuelle. Celle-ci est dite ‘monnaie temporaire’ parce qu’elle est née avec un crédit et disparaîtra à son remboursement, alors que la monnaie donnée au titre d’une rétribution n’a pas à être remboursée et peut circuler éternellement. Pour cela elle est dite ‘monnaie permanente’. On comprend immédiatement tout son avantage : elle dispense de recourir à un nouvel emprunt pour se renouveler.
Pour sortir de la crise la solution apparaît toute simple. Durant une période de transition, à mesure que la monnaie temporaire disparaîtra par les remboursements, la Banque de France devra mettre en circulation de la monnaie permanente qui permettra de résorber la dette publique et diminuera la dette privée. Une fois cet objectif atteint, la monnaie permanente sera émise en fonction de la croissance du PIB.
Le peuple subit de plein fouet les effets d’une crise causée par un système monétaire totalement irrationnel. Il est en droit d’exiger une remise en ordre de ce système par l’émission d’une monnaie permanente, seule capable de nous libérer de l’endettement et de nous éviter la banqueroute.
D. Gauci